Petits boulons & rouages

«Le but de la vie spirituelle n’est non pas d’atteindre un état second mais d’améliorer l’état de sa vie.» Huston Smith (1919-)

Cadre du Projet

Le Projet AnamCara est né d’un désir ardent pour la paix dans monde ainsi que la certitude que les vraies valeurs de la vie sont acquises par l’apprentissage et l’expérience. AnamCara est une alternative aux approches qui comparent ou confrontent les religions.

Les neuf grandes traditions spirituelles exposées sur cette plate-forme ont été choisies selon les critères suivants: le nombre d’adhérents, l’universalité du message et la pertinence culturelle.

Chaque tradition est traitée de manière impartiale sans pour autant viser une égalité absolue. Par exemple, dans l’intérêt de la simplicité et de clarté, les subdivisions ou branches des traditions sont maintenues à un minimum. Il est impossible de décrire ce que signifie le christianisme à tous les chrétiens, le bouddhisme à tous les bouddhistes, l’Islam à tous les musulmans, etc. Une section sur les rites de passage baha’is ne peut pas être aussi longue ou aussi détaillée que celle sur les rites hindous. La divination joue un grand rôle dans la pratique de certains adeptes de la religion taoïste, mais cet aspect ne sera pas traité ici.

Nuts and Bolts
Petits boulons et rouages | © Tom Magliery | Creative Commons Licence
Licence Attribution – Pas d’Utilisation Commerciale – Partage dans les Mêmes Conditions 3.0 non transposé (CC BY-NC-SA 3.0).

Tandis que la persécution n’est pas passée sous silence, les querelles intestines, la guerre et les dissensions n’ont peu, voire aucune place dans le Projet. L’empressement des médias et de certains experts à identifier la religion – plutôt que des facteurs économiques, géo-politiques ou la cupidité aveugle – comme étant à la racine des affrontements à travers le monde, est une position que nous considérons aussi inexacte que contre-productive. Ces efforts de trouver un bouc émissaire nourrissent les sentiments d’insécurité et de peur qui fomentent la haine, l’injustice et la guerre.

Le Projet prend en compte les contextes culturels, géographiques et linguistiques des traditions spirituelles afin d’encourager la construction de ponts entre et au sein d’eux.

Le Projet n’a pas la prétention de

  • Juger la valeur d’une tradition.
    Chaque tradition est précieuse et contribue à faire de notre monde un meilleur endroit pour vivre aujourd’hui.
  • Être objectif.
    Même les scientifiques les plus rationnels, reconnaissent maintenant le fait que l’acte même de l’examen affecte l’entité observée. L’étude des religions du monde n’est pas différente. Indépendamment de la démarche scientifique, les résultats dépendent de l’intention et de l’Å“il de l’enquêteur. Nos consultants engagés sont principalement des personnes multiculturelles et plurilingues qui habitent en milieu urbain.
  • Être une étude approfondie de la religion.
    Ce Projet complimente, mais ne remplace pas les travaux exhaustifs sur les religions du monde existants. Le visiteur ne trouvera pas d’informations documentées par des données quantitatives, historiques et strictement scientifiques. Afin d’empêcher les fondements d’obscurcir la vue, l’érudition sur lequel le Projet est solidement construit est maintenue hors de vue.

Terminologie

Le langage est un indicateur majeur de respect. Pour cette raison, le Projet porte son attention sur les usages suivants:

  • Autant que faire se peut, et par respect pour la richesse et la diversité spirituelles de chaque système de croyance, l’utilisation de la terminaison en «-isme» est évitée pour définir les religions. L’ajout de ce suffixe à un nom abstrait tend à transformer d’une entité vivante dans un état statique. Même dans nos esprits, une tradition doit rester vivante, et non pas fixe dans le temps et l’espace comme un insecte épinglé parmi la collection d’un entomologiste. En outre, comme Huston Smith le souligne astucieusement: « Tous les -ismes finissent dans schismes. »
  • De pkus, l’expression AEC (avant notre ère commune) ou EC (ère commune) sont utilisées tout au long du Projet comme méthode de numération de calendrier Grégorien. La phrase française « Ère Commune » apparaît dès 1708 et est maintenant souvent vue comme l’équivalent laïc de Anno Domini (AD) et l’Ère du Christianisme.
  • Le Projet s’engage à reconnaître la grande contribution de femmes anonymes, sans ignorer la visibilité majeure dont les hommes ont bénéficié tout au long de l’histoire. Pour montrer le respect et l’uniformité de traitement, les adhérents peuvent être désignés comme « il / elle », « ils » (troisième personne du singulier / pluriel).
  • Un Glossaire de terminologies courantes se trouve sous l’onglet “Ressources”.
Map of World Religions
Ce Cartographieur montre là où vivent les adhérents de religions. | © Groupe Sasi (Université de Sheffield) et Mark Newman (Université de Michigan) | Creative Commons Licence
Licence Attribution – Pas d’Utilisation Commerciale – Pas de Modification 3.0 non transposé (CC BY-NC-ND 3.0).